Parti Chrétien-Social
du Valais romand


membre du PCS suisse


Parti Chrétien-Social du Valais romand
Case postale 1165, 1951 Sion
www.chretiensocial.ch
presidence@chretiensocial.ch

La griffe de Bernard Attinger

Présidence des casinos…

A toi, Evolène

La fin du monde

Vevey, tout le monde descend !

Prix du livre – Libéralisme

Arrêtez de battre la crème

Un fin connaisseur

Mais Philipp !

Corruption

Du fair play SVP

Etonnant ?

Spéculer...

Le fonds de commerce

Sommet du tourisme 2

DSK, le tête à queue

L'informaticien... et l'iPhone

Thorium

Précipitation...

Faux-culs and co

Pauvre RSV

De quoi je me mêle

Indignez-vous !

La honte

Rauss !

Le bon exemple

Pauvre tourisme, pauvre canton !

Les derniers anarchistes

Retour des concessions...

Grève de la faim

A mort !

Too big to fail

Ouïgours

2009

La plus grande éolienne

Minarets

Ignace, le précurseur

Irresponsables

Contre-sens

Casser du fric

0848 88 88 88

Tu y comprends quelque chose ?

L’œil neuf…

Etats racistes ?

Extraterrestres

Le Valais nouveau

Populisme

Son cinéma

Importations parallèles, brevets

Ces serpents qui sifflent sur nos têtes

Récusation, incompatiblité et Cie SA

 

De la crise

Le rouge au front

Cupidité

Armée – U.D.C.

Victoire Inox

Kander et Jungfrau

Mère Courage

Le bruit ou le fric

Péché d'orgueil

Saint Clovis II

Mère Courage

L’année 2007 a été marquée par la croissance d’un phénomène, nouveau chez nous mais beaucoup plus connu dans les Pays de l’Est :  la montée du culte de la personnalité. Comme dans les régimes totalitaires, qu’ils soient de droite ou de gauche, on a déifié un homme, on en a fait une tête d’affiche, on a publié ses propos en pleines pages comme le faisait si bien « Kim Il Sung », on en a fait le penseur d’un parti, mais pas de n’importe quel parti : celui de la Nation. Le chef de clan est devenu chef de meute, inquiétante dérive ; le loup dominant mange le premier, les autres doivent se contenter des restes du mouton.

Lorsque le 12 décembre, on a déboulonné sa statue, comme d’autres avant nous l’avaient fait pour celles de Staline ou de Franco, ça a été le choc pour tous les adorateurs de l’idole : un crime de lèse majesté, un véritable sacrilège. Lorsque, quatre ans auparavant, la « punaise volante » avait été déboulonnée, on n’avait pas fait une telle histoire.

Maintenant le temps de la vengeance semble venu, le tohu-bohu enfle. La « pensée unique » avait pourtant préparé le terrain, deux semaines avant, en excluant, de commissions importantes, les UDC trop distants de la pensée dominante zurichoise.

Bien élue, à la place du chef, Mme Widmer-Schlumpf a eu le grand courage d’accepter son élection. Ce crime de « lèse- Blocher »  a été très mal pris. La digestion ne se fait pas, bien au contraire, on en est aux renvois, aux aigreurs d’estomac et l’on rumine la vengeance.

En faisant pression sur elle, parce qu’elle représente la liberté de penser autrement que le Leader, l’UDC est en train de montrer son vrai visage : un visage totalitaire, celui d’un parti intolérant pour les autres mais aussi pour ses propres membres. Ça sent les purges staliniennes et la montée d’une tendance fascisante qui veut que soient exclus ceux qui ne pensent pas comme le Guide, en allemand le Führer, en espagnol le Caudillo et le Duce pour les italophones.

Courage Madame Eveline Widmer-Schlumpf, ça n’est pas votre place au Conseil Fédéral que vous défendez, c’est la Démocratie  et ce qui va avec : le respect, la décence la tolérance et l’acceptation de l’autre.

Bernard Attinger, PCS, le 11 avril 2008