Parti Chrétien-Social
du Valais romand


membre du PCS suisse


Parti Chrétien-Social du Valais romand
Case postale 1165, 1951 Sion
www.chretiensocial.ch
presidence@chretiensocial.ch

La griffe de Bernard Attinger

Présidence des casinos…

A toi, Evolène

La fin du monde

Vevey, tout le monde descend !

Prix du livre – Libéralisme

Arrêtez de battre la crème

Un fin connaisseur

Mais Philipp !

Corruption

Du fair play SVP

Etonnant ?

Spéculer...

Le fonds de commerce

Sommet du tourisme 2

DSK, le tête à queue

L'informaticien... et l'iPhone

Thorium

Précipitation...

Faux-culs and co

Pauvre RSV

De quoi je me mêle

Indignez-vous !

La honte

Rauss !

Le bon exemple

Pauvre tourisme, pauvre canton !

Les derniers anarchistes

Retour des concessions...

Grève de la faim

A mort !

Too big to fail

Ouïgours

2009

La plus grande éolienne

Minarets

Ignace, le précurseur

Irresponsables

Contre-sens

Casser du fric

0848 88 88 88

Tu y comprends quelque chose ?

L’œil neuf…

Etats racistes ?

Extraterrestres

Le Valais nouveau

Populisme

Son cinéma

Importations parallèles, brevets

Ces serpents qui sifflent sur nos têtes

Récusation, incompatiblité et Cie SA

 

De la crise

Le rouge au front

Cupidité

Armée – U.D.C.

Victoire Inox

Kander et Jungfrau

Mère Courage

Le bruit ou le fric

Péché d'orgueil

Saint Clovis II

Retour des concessions ou la grande illusion...

On voit déjà les communes concédantes frétiller. Les yeux brillants devant le pactole qui va tomber tout cuit dans leurs escarcelles. Ça développe l’imagination ces millions par dizaines, voire par centaines, suivez mon regard vers la vallée du Trient.

On a déjà vu cette commune du Haut-Valais prolonger sa concession et distribuer généreusement 1000 fr. à chaque habitant, ou celles du val d’Anniviers se partager les quelques millions des premiers retours et prolongements pour les dépenser. Une autre dans le val de Bagnes a aussi préféré toucher le fric parce que, de toute façon, l’énergie produite l’était en faveur d’emplois dans le Bas-Valais…

Le vrai problème c’est qu’il faudra choisir entre toucher les tintins ou garder l’électricité, et quand on choisit, on doit renoncer à une des variantes.

Le Shah d’Iran a donné le pétrole de son peuple aux Anglais, contre l’avis de son premier ministre. Il a fallu quelques années pour qu’il comprenne sa douleur et actuellement nous vivons encore les conséquences de son choix.

Chez nous, encaisser le fric, c’est perdre notre pouvoir sur une matière première vitale pour tout le développement du Pays.

Par contre reprendre les concessions à notre compte pose aussi un certain nombre de problèmes : nous allons recevoir des installations vieilles d’un siècle, souvent obsolètes. C’est un peu comme si vous recevez, en cadeau, une maison de 5 appartements, 4 sont pour vous (la partie mouillée) et 1 reste (le réseau de distribution) à l’ancien propriétaire. Vos 4 appartements sont vieux et délabrés et il vous faudra trouver beaucoup d’argent pour pouvoir les remettre aux nouvelles normes et continuer à l’exploiter. Les communes de montagne n’ont pas les moyens financiers pour entreprendre seules de tels travaux, la tentation sera donc très forte de toucher le pactole plutôt que de s’endetter : le choix entre la cigale et la fourmi.

C’est là que la solidarité cantonale, plaine-montagne, doit intervenir. Il faut espérer que la raison triomphe des égoïsmes.

Je fais un rêve : celui d’un Valais solidaire : les communes concédantes renonceraient à leur pactole au nom de l’intérêt cantonal et les non concédantes, les consommatrices, prendraient en charge le financement des remises à jour nécessaire tout en apportant des contributions de compensation aux premières.

Bernard Attinger, P.C.S.
3 septembre 2010