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Bernard Briguetvice-président du Parti Chrétien-Social nouveau député au Grand Conseil candidat du PCS au Conseil National 079 607 38 82 |
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Titulaire d’une formation commerciale supérieure en gestion d’entreprise, complétée par des spécialisations en Ressources Humaines, en formation continue, en économie et en management du sport, Bernard Briguet occupe, depuis 6 ans, le poste de directeur romand de l’Association Suisse des Cadres (ACS) [11'500 membres en Suisse].
En relation avec des entreprises, des cadres de toute la Suisse romande et de tous les secteurs économiques, ainsi qu’avec des instituts de formation, il pratique au quotidien la politique économique et sociale. L’exercice du partenariat social et son engagement actif dans la négociation de conventions collectives lui permettent de mettre en action ses compétences dans des domaines aussi divers que la formation continue, le marché du travail, les relations publiques ou, plus largement, les politiques sociales et économiques.
Conseiller municipal à la ville de Sierre de 1993 à 1996 en charge du dicastère de la santé publique et des affaires sociales et vice-président du PCSvs, Bernard Briguet a notamment élaboré le concept, mis en place et coordonné les programmes d’emplois temporaires pour les chômeurs suisse en Europe de l’Est, sous l’égide du SECO.
Cycliste amateur et passionné, cet ancien sportif d’élite (athlétisme) s’occupe également de la reconversion des sportives et sportifs en fin de carrière.
1. Vous vous présentez comme un des chefs de file de la liste chrétienne-sociale au national, quelles idées voulez-vous défendre durant cette campagne ?
Bernard Briguet L’être humain doit être au centre des préoccupations. Pour cela, le PCS veille au respect de la dignité humaine et refuse l’intolérance et l’exclusion.
Par rapport à ce principe, si je me réfère au domaine « Economie, Travail , Emploi », il est important de pouvoir compter sur une économie performante afin de pouvoir « offrir de bonnes conditions salariales et sociales » et c’est cela que vise la politique de Centre-Gauche portée par le PCS.
Il est essentiel alors de se battre notamment pour une économie valaisanne diversifiée, dynamique et respectueuse de l’environnement. Soutenir et renforcer le partenariat social, offrir des places d’apprentissage puis de travail pour les jeunes et faciliter l’intégration de personnes handicapées participent à ce même effort qui ambitionne de dynamiser l’économie valaisanne en donnant à chacun l’occasion de s’épanouir dans sa vie professionnelle.
2. Quelles sont, selon vous, les perspectives à venir pour le Centre-Gauche et donc pour le Parti Chrétien-Social ?
BB Les partis de droite (UDC, PDC, PRD) défendent le développement économique intensif sans une composante sociale forte ! Pour eux, le développement des affaires doit primer avant tout ! Le Centre-Gauche a donc une place primordiale à jouer et la grande majorité de la population devrait pouvoir se retrouver dans nos principes. La classe moyenne est importante en Suisse. Je voudrais aussi rappeler que le C du PCS doit être interprété dans un sens de valeur universelle et non pas dans un sens prosélitique. Le Centre-Gauche a donc un réel avenir avec le développement du PCS en Suisse. De nombreux PDC pourraient nous rejoindre car ce parti ratisse trop large et connaît donc des tiraillements internes. Il est vrai que le PS partage aussi une partie de nos valeurs et il est ainsi possible de collaborer sur de nombreux thèmes.
3. On estime le bassin d'électeurs du PCS à environ 5% des électeurs du Valais romand, quels sont vos objectifs pour ces élections ?
BB Le PCS est un parti jeune en Valais, nous fêtons cette année ses 10 ans, et qui va monter en puissance ces prochains mois. Nos valeurs concernent plus de 90 % de la population, composée de familles avec des revenus moyens (artisans, employés de commerce, indépendants, employés dans le tourisme et l’hôtellerie, cadres inférieurs, etc.).
Nous valons beaucoup mieux que ce 5 %. L’élection au Conseil National est une excellente vitrine pour présenter et défendre nos idées. Avec une bonne liste et une campagne bien orchestrée, nous pouvons viser les 7 à 8 % d’électeurs dans le Valais romand.

Octroyer le droit de vote aux jeunes de 16 ans, c’est faire preuve d’ouverture d’esprit. Cette opportunité de s’initier à la vie politique constitue aussi un excellent complément de formation pour la jeunesse. La motivation, l’intérêt, la curiosité, sont plus importants que l’âge. Je constate une certaine incohérence de nombreux ténors politiques, qui d’un côté, lancent des personnes de moins de 25 ans aux élections fédérales et refuseraient parallèlement d’abaisser le droit de vote ! Si l’on peut siéger à Berne à 22 ou 23 ans, nous devrions pouvoir nous exprimer à 16 ans ! Il est aussi nécessaire de rappeler que c’est au cycle d’orientation, à 15 ans en principe, que l’on prend l’une des décisions les plus importantes de sa vie, soit le choix de sa profession ! Si un jeune n’a pas la capacité intellectuelle à comprendre pleinement les dossiers complexes en vue d’une votation, qu’en est-il des 10 à 15 % de la population qui accusent de graves lacunes en lecture, certains ne sont pas en mesure de comprendre des textes simples ( selon Caritas ) ? A cette catégorie s’ajoutent tous les adultes sous curatelle, sous tutelle, les personnes âgées qui ont des problèmes de vue, de concentration, etc. Sont-elles plus aptes que les jeunes ? C’est en votant que l’on devient citoyen. Il serait possible, sans surcharger les horaires scolaires, d’envisager des mesures de sensibilisation à l’instruction civique. Pourquoi ne pas inviter, une ou deux fois dans l’année, un élu communal ou cantonal pour parler du fonctionnement des institutions ? Une visite occasionnelle au Grand Conseil fournirait aussi une idée sur les problématiques abordées. Donner une chance aux jeunes de voter, c’est aussi faire preuve de courage politique.
Sierre, le 25 septembre 2007